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18/11/2016

Primaires Les Républicains : les tendances sur les réseaux sociaux !

Les équipes Secteur Public et Data Science du cabinet Sia Partners ont suivi avec attention les débats préalables organisés dans le cadre des primaires de la droite et du centre.

De nombreux comparateurs de programmes existants déjà sur Internet, nous nous sommes concentrés sur l’impact et l’usage des réseaux sociaux dans cette élection. Vecteur de communication incontournable, les sept candidats ont investi le terrain numérique.

Si l’ancienne Secrétaire d’État à la Prospective et au Numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet, a parfois opté pour l’humour à travers des publications de vidéos décalées et que Bruno Le Maire - et Alain Juppé dans une moindre mesure - expérimentent des rendez-vous « Facebook-Live » (séances vidéo en direct), les 4 autres candidats ont une utilisation plus « classique » des réseaux sociaux à savoir :

  • partage de positions / relais de messages en ciblant les publics visés
  • réaction à des actualités
  • promotion des événements organisés ou les participations du candidat à des événements

L’objectif sous-jacent est bien entendu d’atteindre une catégorie difficilement mobilisable le jour du vote et extrêmement exposée aux publications en ligne : les jeunes (la moyenne d’âge des inscrits sur Facebook est en France de 40 ans, et la tranche d’âge privilégiée de Twitter est la tranche 15 – 34 ans [1]).

Les échéances électorales récentes et à venir en France et à l’international posent d’ailleurs une question nouvelle aux analystes politiques : l’analyse des réseaux sociaux n’est-elle finalement pas plus fiable que les sondages pour déceler le potentiel électoral d’un candidat ?

Cela reste à voir : l’émulation numérique, si elle constitue un indicateur de tendance, ne semble pas nécessairement représentative du potentiel de votes d’un candidat dans les urnes (notamment du fait des publics non familiers du Web ) :

ultra-actif et plus cité sur le Web, Nicolas Sarkozy serait dans ce cas un favori indiscutable…

… mais Trump, jamais affiché en tête dans les sondages mais hyperactif et populaire sur Twitter, a été élu à la présidence des Etats-Unis !

De l’intérêt d’une primaire

Selon notre micro-trottoir interne, l’organisation d’une primaire permet de :

  • valoriser un programme grâce à la publicité qui entoure l’événement ;
  • légitimer l’investiture et donner du poids au candidat qui sort vainqueur du scrutin.

Une primaire étant censé rassembler des politiciens partageant un socle minimum de valeurs et de positions communes, les propositions des candidats ne constituent pas le seul facteur déterminant pour influer le vote : la personnalité et la posture sont essentiels pour les électeurs.

De fait, l’organisation de 3 débats entre les 7 candidats a permis de révéler certaines personnalités et de modifier la perception que pouvaient en avoir les Français : l’évolution des tendances d’intention de vote dans les sondages en est la démonstration.

De la même manière, la fluctuation du nombre de tweets portant le @PrimaireLeDébat est assez révélateur avec des pics significatifs les soirs de débat. La France est définitivement un pays qui aime commenter la politique…et les politiciens !

Les tendances sur Twitter

 

[1]  Sondage Social Life 2016 – Baromètre annuel des usagers des réseaux sociaux en France ; Harris Interactive

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